Juridique

Défendez vos droits, accompagné par des experts

Litige avec un artisan, un employeur, un voisin, un commerçant… La protection juridique vous conseille et prend en charge les frais de défense.

Ce que ça couvre

Les garanties protection juridique

Conseil juridique

Des experts vous répondent.

Prise en charge des frais

Avocat, expertise, procédure.

Litiges du quotidien

Consommation, travaux, voisinage.

Vie professionnelle

Selon la formule choisie.

Médiation

Résoudre à l'amiable quand c'est possible.

Accompagnement

Un suivi de votre dossier de A à Z.

Ce que ça paie

Ce qu'un contrat de protection juridique règle, et ce qu'il ne règlera jamais

Une protection juridique n'est pas une assurance de responsabilité. Elle ne paie pas ce que vous devez à l'autre partie : elle paie ce que coûte le fait de faire valoir vos droits, ou de vous défendre. La confusion est fréquente et se découvre au pire moment.

Pris en chargeJamais pris en charge
Les honoraires de l'avocat, dans la limite d'un barème inscrit au contratLes dommages-intérêts que vous êtes condamné à verser
Les frais d'expertise, de constat et d'huissierLes amendes et condamnations pénales
Les frais de procédure et de justiceLa dette elle-même, si le litige porte sur une somme que vous devez
L'information juridique par téléphone, sans litige déclaréLes frais engagés avant la déclaration du litige à l'assureur

La dernière ligne est celle qui coûte le plus cher en pratique. On consulte un avocat, on engage la procédure, et on pense à sa protection juridique trois semaines plus tard : les frais déjà engagés restent à votre charge. Le réflexe est de déclarer d'abord, d'agir ensuite.

Les clauses qui décident

Trois lignes du contrat font toute la différence

Les listes de domaines couverts se ressemblent d'un assureur à l'autre. Ce qui distingue réellement deux contrats tient en trois chiffres, souvent relégués aux conditions générales.

Le seuil d'intervention

En dessous d'un certain montant en jeu, l'assureur n'intervient pas — la logique étant qu'une procédure coûterait plus cher que l'enjeu. Un seuil élevé écarte mécaniquement les litiges du quotidien : le petit impayé, la prestation mal exécutée, le litige de consommation. Or ce sont les plus fréquents.

Le plafond par litige

C'est le montant maximum pris en charge pour une même affaire, tous frais confondus. Il se lit avec le barème d'honoraires : le contrat fixe une somme par type d'intervention — assistance à une expertise, audience devant telle juridiction, appel. Si votre avocat facture au-delà, l'écart est pour vous. Ce barème est consultable avant de signer ; demandez-le, il n'est presque jamais joint à la plaquette.

Le délai de carence

Un litige né, ou dont le fait générateur est survenu, avant la souscription ou pendant le délai d'attente n'est pas couvert. C'est la clause qui interdit de souscrire une protection juridique le jour où le conflit éclate. Le mécanisme est le même qu'en complémentaire santé : nous l'expliquons dans notre article sur le délai de carence.

Un droit d'ordre public

Vous choisissez votre avocat, pas l'assureur

Le Code des assurances est explicite : dès lors qu'il est fait appel à un avocat, l'assuré a la liberté de le choisir. Aucune clause du contrat ne peut y porter atteinte, et l'assureur ne peut pas vous proposer le nom d'un avocat sans que vous le lui ayez demandé par écrit.

C'est une règle méconnue, et pourtant décisive. Elle signifie que vous pouvez confier votre dossier à l'avocat qui connaît votre activité plutôt qu'à celui du réseau de l'assureur. Elle joue aussi lorsque vos intérêts et ceux de l'assureur divergent — situation prévue par la loi, qui ouvre alors le libre choix et une procédure de règlement du désaccord.

Corollaire pratique : si votre avocat habituel facture au-dessus du barème du contrat, ce n'est pas un motif de refus de l'assureur. C'est simplement un complément à votre charge, qu'il vaut mieux chiffrer avant d'engager la procédure que découvrir à la fin.

Indépendants et dirigeants

Ce que couvre — ou non — la protection juridique d'un TNS

Un travailleur non salarié n'a ni service juridique ni direction des ressources humaines. Les litiges qu'il rencontre ne sont pas ceux du particulier, et une protection juridique « vie privée » ne les couvre pas.

Les situations qui reviennent le plus souvent :

  • le recouvrement d'impayés : un client qui ne règle pas, une mise en demeure à faire partir, une injonction de payer à engager ;
  • le litige avec un fournisseur ou un sous-traitant : prestation non conforme, retard, rupture brutale de relation commerciale ;
  • le bail commercial ou professionnel : charges contestées, congé, renouvellement, travaux ;
  • le contrôle administratif ou fiscal : assistance pendant la procédure, contestation d'un redressement ;
  • le litige avec un salarié dès lors que vous employez, y compris devant le conseil de prud'hommes ;
  • le conflit entre associés ou avec un partenaire, souvent exclu des formules standard.

Le piège de la garantie « incluse »

Beaucoup de multirisques professionnelles et de contrats de responsabilité civile professionnelle annoncent une protection juridique intégrée. Dans la plupart des cas, elle se limite au recours après sinistre : elle sert à réclamer réparation quand un tiers vous a causé un dommage couvert par le contrat. Ce n'est pas la même chose qu'une protection juridique autonome, qui intervient sur des litiges sans sinistre — un impayé, un bail, un contrôle.

La vérification prend cinq minutes : cherchez dans vos conditions générales si les mots « recouvrement de créances », « droit du travail » et « droit fiscal » figurent parmi les domaines couverts. S'ils n'y sont pas, la garantie incluse ne vous servira pas le jour où vous en aurez besoin.

Avant de souscrire

Vérifiez d'abord ce que vous payez déjà

La protection juridique est le contrat le plus souvent souscrit en double. On la retrouve, sous des formes très inégales, dans l'assurance habitation, dans l'assurance auto, dans certaines cartes bancaires haut de gamme et dans les contrats professionnels. Payer deux fois n'apporte rien : en cas de litige, un seul contrat intervient.

La bonne démarche est donc soustractive. On liste ce qui est déjà couvert et à quel niveau, puis on souscrit un contrat dédié uniquement sur ce qui manque — le plus souvent la sphère professionnelle, le droit du travail et le fiscal, absents des formules du quotidien.

Pour les indépendants, cette revue se fait utilement en même temps que celle de la complémentaire santé Madelin et de la prévoyance : ce sont les trois contrats qui protègent l'activité, et les faire coïncider évite les trous comme les doublons. Nos autres garanties professionnelles sont détaillées sur la page assurance des professionnels.

Vous avez un contrat en cours et vous ne savez pas ce qu'il couvre ? Envoyez-nous les conditions générales : on vous dit en une lecture ce qui manque.

Pourquoi SONIEDO

Un courtier indépendant qui négocie pour vous

On compare les meilleures compagnies, on adapte les garanties à votre situation et votre budget, et un conseiller dédié vous suit du devis au contrat.

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Questions fréquentes

Les réponses claires d'un courtier indépendant. Une autre question ? Contactez-nous ou faites-vous rappeler.

À quoi sert une protection juridique ?+
Elle vous informe sur vos droits, prend en charge les frais de procédure (avocat, expertise, huissier) et vous accompagne en cas de litige : consommation, voisinage, travail, contrats… pour les particuliers comme pour les TNS.
Est-ce utile si j'ai déjà une assurance habitation ?+
Souvent, l'assurance habitation ne couvre qu'une protection juridique limitée. Un contrat dédié élargit les domaines couverts et relève les plafonds de prise en charge. Nous comparons pour vous.
Puis-je choisir mon avocat, ou l'assureur l'impose-t-il ?+
Vous le choisissez. Le Code des assurances garantit le libre choix de l'avocat dès qu'il est fait appel à lui, et aucune clause du contrat ne peut y porter atteinte. L'assureur ne peut même pas vous proposer un nom sans que vous le lui ayez demandé par écrit. Si les honoraires de votre avocat dépassent le barème inscrit au contrat, la différence reste à votre charge — c'est à chiffrer avant d'engager la procédure.
La protection juridique paie-t-elle les dommages-intérêts ?+
Non. Elle prend en charge le coût de la défense — honoraires d'avocat dans la limite du barème, expertise, huissier, frais de procédure — mais jamais les sommes que vous seriez condamné à verser, ni les amendes. C'est la confusion la plus fréquente avec une assurance de responsabilité, qui, elle, indemnise le tiers.
La protection juridique incluse dans ma RC Pro suffit-elle ?+
Rarement. Les garanties intégrées à une multirisque professionnelle ou à une RC Pro se limitent le plus souvent au recours après sinistre : réclamer réparation quand un tiers vous a causé un dommage déjà couvert. Un impayé client, un litige de bail commercial ou un contrôle fiscal n'entrent pas dans ce périmètre. Vérifiez si « recouvrement de créances », « droit du travail » et « droit fiscal » figurent parmi les domaines couverts.
Quels litiges un travailleur indépendant rencontre-t-il le plus ?+
Le recouvrement d'impayés arrive largement en tête, suivi des litiges avec un fournisseur ou un sous-traitant, du bail commercial ou professionnel, de l'assistance lors d'un contrôle administratif ou fiscal, et — dès lors que vous employez — du contentieux prud'homal. Le conflit entre associés est fréquent mais souvent exclu des formules standard : c'est un point à vérifier avant de signer.
Peut-on souscrire une protection juridique quand le litige a déjà commencé ?+
Non. Un litige né, ou dont le fait générateur est antérieur à la souscription ou survenu pendant le délai d'attente, n'est pas couvert. Les frais engagés avant la déclaration à l'assureur ne le sont pas davantage, même si le contrat était en cours. Le réflexe utile est de déclarer d'abord et d'agir ensuite.

Qui écrit ces pages

SONIEDO est un cabinet de courtage en assurances indépendant, immatriculé à l'ORIAS sous le n° 21000441 — une immatriculation vérifiable par n'importe qui sur le registre public des intermédiaires en assurance. Nos bureaux sont au 42 rue Émile Zola, 13009 Marseille, et nous accompagnons partout en France.

Comment nous sommes rémunérés : par la compagnie d'assurance retenue, sans surcoût sur votre cotisation. Notre accompagnement est gratuit pour vous. Nous préférons l'écrire plutôt que de le laisser deviner.

Ce que vous ne trouverez pas ici : aucun tarif ni plafond inventé — ces montants sont réévalués chaque année et dépendent de votre situation, un conseiller vous les donne sur devis. Aucun classement de compagnies, aucun avis client fabriqué. Ces pages expliquent des mécanismes ; elles ne remplacent ni un devis, ni un avis médical.

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